20 février 2007
2ème Jour: Sofia, Monastère de Rila et Blagoevgrad
Après une courte mais excellente nuit dans un silence tellement inhabituel pour moi, Rositsa me réveille pour ma 1ère journée de tourisme bulgare. Au programme du jour:
Centre ville de Sofia, Monastère de Rila puis Blagoevgrad...
Nous prenons un 1er bus qui nous mène tout d'abord au coeur de Sofia et Rositsa m'entraine alors à la découverte du centre-ville...
8h23, dans le soleil levant, un magnifique batiment sort de l'ombre...
Света-Неделя (Ste-Nedelya, Sveta-Nedelya ou Cathédrale St-Dimanche)
"Cathédrale de l’Église orthodoxe bulgare du 10e s (?), Ste-Nedelya est à l’origine une église construite en pierre et en bois qui a été détruite et reconstruite de nombreuses fois au fil des siècles.
En 1856, l’église est rasée pour laisser place à un plus grand édifice, une cathédrale. Un tremblement de terre en 1858 prolonge les travaux jusqu’en 1863. Elle ne sera inaugurée que 4ans plus tard. En 1898, elle est rénovée et de nouveaux dômes sont ajoutés.
En 1925, elle est ravagée par un attentat à la bombe. La reconstruction ne commence qu’en 1927 et se termine en 1933; elle est de nouveau inaugurée la même année.
Entre 1992 et 2002, le plancher a été rénové, la colonnade du nord vernie, la façade ravalée et un système électronique installé pour sonner automatiquement les 11 cloches.
Les décorations murales ont été réalisées par une équipe menée par Nikolay Rostovtsev, entre 1971 et 1973."
Tout ou partie de cet article est issu de la traduction de l'article sous licence GFDL « (en) St Nedelya Church » dans sa version du 18 juin 2006.
Après une courte promenade, nous rejoignons la gare routière où nous prenons un café en attendant le bus pour Rila. Avant de partir, j'ai la surprise de voir un groupe de français monter à bord de notre bus et pour eux, c'est la galère: Ils veulent connaître le tarif des billets pour leur groupe comprenant des adultes mais aussi des enfants. Ne parlant pas bulgare et le chauffeur pas anglais, il y a manifestement un problème de communication jusqu'au moment où je lance: "On peut, peut-être, vous aider ?" Là, un grand sourire me répond "oui !" et Rositsa prend le relai pour la traduction... Quand la situation est arrangée, le bus prend enfin le départ ...
Sur la route, les montagnes Rila se détachent de l'horizon,...
... puis nous arrivons au village de Rila, où nous devons prendre une autre navette jusquau site du monastère.
En attendant le mini-bus, j'en profite pour prendre quelques photos du village ...
...à partir de son autogare (Auтoraрa Pилa).
...avec parfois quelques détails inattendus dans ce village reculé des villes comme lorsque j'ai vu une superbe Peugeot 607 dernier modèle se garer à coté d'une Lada dont on ne compte plus les années. Bulgarie: terre de contraste !
Une fois la navette arrivée, nous avons (le groupe de français, Rositsa et moi) grimpé à bord et notre beau chemin de montagne nous a entrainés dans les Gorges de la rivière Rilski, jusqu'à notre objectif du jour:
Рилски Манастир (Monastère de Rila)
Surprenante et improbable présence au bout de notre route de montagne, il apparaît après une courbe alors que rien auparavant ne laissait supposer sa présence. Niché dans la verdure de la forêt, sur un sol parsemé de taches de neige pas encore fondues, avec ses murs noir, blanc et ocre, le monastère justifie a lui seul un voyage jusqu'en Bulgarie....
"Fondé au 10e s par St Jean de Rila, ermite canonisé par l'Église orthodoxe, le monastère est situé à 1147m d'alt, sur la rive droite de la rivière Rilski. Ses logements pour ascètes et ses caveaux devinrent des lieux sacrés et furent transformés en un important complexe monastique dans la Bulgarie médiévale.
Partiellement détruit au début du 19e, il fut rebâti entre 1834 et 1862.
Son extérieur ressemble à une forteresse médiévale, tandis que son intérieur, l’église centrale de la “Nativité de la Vierge” et autres bâtiments du monastère, décorés par des colonnades, escaliers et balcons, rappellent la beauté du style bulgare datant de l’époque de l’Eveil national (Renaissance bulgare, 18-19e).
Il est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1983."
Autres vues du monastère:
Au centre de la cour du monastère se trouve Hreliovata koula (la Tour de Hrelyo, fortification de pierres puissante et unique bâtiment conservé du Moyen Age, 1335). Au dernier étage se trouve la chapelle consacrée à la “Transfiguration”, aux peintures murales du 14e. Les peintures murales des 3 autres chapelles sont remarquables, y compris celles des arcs des façades et des chambres d’hôtes, toujours faites par des maîtres de l’école d’art de Samokov et de celui de Bansko du 19e...
Dans le bâtiment oriental, un musée conserve la porte de l’église de Hrelyo, l’ancienne arme de la garde du monastère, des édits des tsars bulgares, des parures, des anciennes monnaies, des objets d’église, une collection d’icônes, offertes en tant que dons de toutes les régions du pays.
A voir aussi: L’iconostase de l’église du monastère, chef-d’œuvre de l’art de la sculpture sur bois, la beauté des plafonds des chambres d’hôtes, l’intérieur des cellules des moines (fin 18-19e), l’exposition ethnographique permanente, la bibliothèque du monastère où sont conservés 16000 tomes de livres rares, et enfin, la croix de bois, sur laquelle le moine Rafail a travaillé pendant 12ans (1790-1802) avant de perdre la vue...
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12h50, notre visite se termine et l'appel de l'estomac se fait ressentir. Rositsa m'avait parlé d'un petit restaurant où on peut manger du pain traditionnel, nous y allons...
Longeant un petit torrent de montagne, elle me montre le chemin, je la suis ! Mais, pas de chance, nous sommes hors saison, le restaurant est fermé:
1/2 tour, nous mangerons ailleurs !
Avant de retourner à l'arrêt de bus, nous nous arrêtons pour faire quelques achats touristiques. Je prends des cartes postales et un fer à cheval orné de fleurs, porte-bonheur indispensable pour un voyage organisé dans le but de voir Todorovden, la fête du cheval en Bulgarie !
Quoi de mieux pour un premier souvenir de ce pays ?
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... nous jetons un dernier regard sur ce magnifique monastère...
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...puis nous passons le porche où sont suspendus de superbes bois de cerf (porte-bonheur ?)...
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...Un saint, comme un ange gardien, plane au dessus de nos tête...
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Encore 1 ou 2 minutes ? J'en profite pour faire une dernière photo avant le départ.
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Le groupe de français a disparu dans les couloirs du monastère. Ils restent peut-être dormir ici ?
Nous, nous partons vers notre dernière étape du jour...
Ce sera...
Благоевград (Blagoevgrad)
C'est une des grandes villes de la Bulgarie du Sud-Ouest. Située au pied des côtes N-O de la montagne de Rila, sur les 2 rives de la rivière Blagoevgradska Bistritsa. Elle se trouve à 101km au Sud de Sofia, à 53km au N-O de Razlog. C’est la ville principale de la Macédoine bulgare. 30 sources minérales y sont captées. Certaines atteignent une t° de 55°C.
La ville est construite sur le site de Skaptopara, ancien village thrace (de gorni pazar, "haut marché"). En 1502, la ville est citée pour la 1e fois sous le nom de Gorna Dzhumaya (gorna, d'origine slave et djumaja, d'origine arabe mais repris dans la langue turque), puis de Banya en 1576. A l’époque c’est une forteresse importante.
Au 17e, des moines du Monastère de Rila y ont ouvert une école de "cellule". Pendant la 2nd moitié du 18e et au début du 19e, la ville s'est développée en centre artisanal et commercial. Après la signature du Traité de Berlin, la ville reste ottomane puis devient un foyer de résistance et d’unité nationale. La ville est libérée le 5 octobre 1912 (pendant la Guerre balkanique). Il n'y a alors plus que 7000 d’habitants.
En 1950, elle est renommée d'apès le nom du fondateur du parti social-democrate bulgare, Dimitar Blagoev.
Blagoevgrad compte aujourd'hui environ 76000 habitants, 2 universités (Université Neofit Rilski et l'American University in Bulgaria, de nombreux colleges de langues occidentales, de mathématique, de sciences un grand studio de la télévision nationale, un musée historique, un opéra de chambre, le théâtre N.Vaptzarov et un groupe folklorique Pirin ainsi qu'une fabrique de cigarettes connue aussi à l'étranger et plusieurs societés d'importance régionale.
Mais avant tout, c'est la ville natale de Rositsa ! Toute une partie de sa famille y habitent encore. Après leur avoir rendu visite, nous partons à la découverte de Blagoevgrad. 
Si pour moi, il s'agit d'une 1ère visite, c'est aussi une redécouverte pour Rositsa qui n'a que peu l'occasion de jouer la "touriste" dans sa propre ville, autant dans le centre que dans le quartier historique qui comprend de nombreuses belles vieilles maisons restaurées...
Le soleil se couche sur Blagoevgrad. Nous retounons vers le centre-ville où nous choisissons un café (un Irish Pub !) pour prendre un verre et donner rendez-vous à Asia, une amie de Rositsa. Les bierres y sont gigantesques et pas chères. C'est pour 2 personnes ? Non, non, chaque verre est bien destiné à un client ! J'hallucine ! Asia arrive un peu plus tard et nous ne la quitterons qu'au moment de rejoindre la famille de Rositsa qui nous attend pour un délicieux diner bulgare typique...
La nuit s'est installée depuis longtemps quand je rejoins enfin ma chambre. Il fait assez frais, je garde aux pieds les chaleureuses chaussettes en laine que la mère de Rositsa m'a affertes...
Et j'ai à peine le temps de m'installer sous les chaudes couvertures en laine que le sommeil me capture pour une nuit de sommeil profond et réparateur, plein de rêves ici et ailleurs...
Iyi geceler... oups... pardon...
Лека нощ !
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