21 février 2007
ème jour: Blagoevgrad - Bansko -Sofia
Après un petit dej' copieux et énergétique (ah les Баница (Banitza) de la mère de Rositsa ! Qu'est-ce que c'est bon... et riche ! Allez basta le régime et vive le plaisir de papilles !), nous avons rejoint à nouveau la gare routière de Blagoevgrad pour prendre le bus vers notre objectif du jour:
Банскo (Bansko)
La ville est située à 925m d'alt près de la rivière Glazne, dans une cuvette géologique encerclée des 3 massifs montagneux les plus hauts d’Europe orientale: Rila, Pirin et Rodhopes. Elle se trouve à 160km au Sud de Sofia, 60km au S-E de Blagoevgrad, 6km au Sud de Razlog. Porte d'entrée des Pirin, c'est aussi l'une des plus importantes stations d’hiver du pays. Elle détient le
record d’enneigement tant en quantité qu’en durée (15 déc au 15 mai) et dispose aussi d'une grande richesse architecturale et historique. Son nom dérive de l’ancien mot bulgare ban, "maître".
La ville existe depuis le 9e s. Au milieu du 18e, c'est l'apogée grâce aux caravanes des habitants de Bansko voyageant de l'Egée jusqu’à l’Europe centrale avec du tabac, de l’opium, du coton, du cuir... mais les armées de Bonaparte, l’Autriche et l’ouverture de la voie fluviale sur le Danube sonnent bientôt son déclin. Suite aux décisions du Congrès de Berlin, la ville reste ottomane mais sa population prend part aux insurrections et se libère de la domination turque le 5 oct. 1912 (lors de la Guerre balkanique). La ville de Bansko est le lieu natal des titans de l’Eveil national bulgare (Paisiy Hilendarski, Neofit Rilski...) mais aussi de poètes, de peintres d’icônes... Arrivée sur place, je suis subjuguée par la beauté de la ville... Rositsa décide de faire un 1er arrêt "Café" et sur la terrasse, j'en profite pour observer la vu et prendre quelques photos. On est au pied de la montagne, c'est vraiment splendide !
Rositsa me sort de ma contemplation et me propose d'aller à l'Office du tourisme pour visiter le Musée où sont exposer les icones. Là-bas, si l'Office est ouvert, aucun guide ne semble disponible puisque c'est l'heure de la pause. Nous sommes prêtes à faire demi-tour quand l'un d'entre eux sort d'une salle située à coté de l'accueil et se propose de nous faire visiter le Musée. C'est génial ! Un guide pour nous deux !
Pas à pas, il nous emmène dans les rues de Bansko jusqu'au musée sans s'arrêter un seul instant de conter l'histoire de la ville, du musée, du pays... histoire que Rositsa s'empresse de me traduire à chaque pause de notre interlocuteur. Je n'aurais jamais pu espérer ça ! Un instant, sur le chemin, je repense à la succession d'événements qui m'a mené jusqu'ici. Jamais je n'aurais pu vivre ça avec un tour operateur habituel. Une succession d'idées, de discussions, de rencontres... Non plus jamais de voyages organisés, je préfère me laisser porter par le hasard ("le destin" diront certains). Les voyages n'en sont que meilleurs, plus épicés... et plein d'inattendus et de suprises... comme la suite de ce voyage va le confirmer !
Le musée Neofit Rilski / Beninata kachta (La Maison de Benin)
Le Musée Néofit Rilski (1793-1881) est installé dans une maison fortifiée typique de Bansko
(Néofit Rilski ou Neofit de Rila était un moine qui joua un rôle primordial dans la création de la langue bulgare littéraire moderne. Il a été l'auteur de la 1ère grammaire bulgare et a contribué à la création de nombreuses écoles).
.
.
.
Vues intérieures du musée avec reconstitution d'un atelier d'artistes et exposition de reproductions d'icones.
Le balcon de bois du musée
Après avoir eu un exosé très complet sur les écoles artistiques, dont celle très renommée de Bansko, nous ressortons pour aller à la découverte d'autres merveilles logées dans le batiment à coté...
... comme cette unique représentation du Christ en noble espagnol. Au passage, je remercie notre guide pour m'avoir laissé photographier les belles pièces de ce musée... Ce sont toutes des originaux, dont les couleurs, absolument splendides, sont d'origine et n'ont jamais subit de restauration !
... La ville des villes...
A la sortie de la salle d'exposition, mon regard a été attiré par ce tableau aux couleurs ocres chaudes très belles et contrastées. Le guide nous a alors raconté l'histoire de ce chef d'oeuvre: Il s'agit en fait d'un tableau réalisé il y a plusieurs siècles, puis perdu et retrouvé dans une porcherie où il servait de porte ! Nettoyé, restauré, il a retrouvé sa splendeur sauf le coin inférieur gauche qui a subit les outrages du temps et... d'un cochon sans doute amateur d'art... Murailles, maisons anciennes plantées au bord d'un rivage, des bateaux à roue, des mosquées aussi... Il s'agit d'une représentation de la ville des villes: Istanbul.
Quand je dis parfois que le hasard des rencontres me mène toujours vers une même destination, en voilà encore une preuve !
Le musée, vue de la porte d'entrée
Après avoir remercié notre guide et réglé la visite, nous ressortons de cette escapade historique et artistique et nous continuons notre promenade dans les rues de la vieille ville de Bansko... Un peu plus haut dans la rue principale, une beauté nous attend: l’église de la “Sainte Trinité”
Terminée en 1835, cachée en centre-ville derrière un haut mur de pierre, cette église est la plus importante et la plus riche dans la région de Pirin. Ses peintures murales et le bois sculpté sont l’œuvre du maître Ousta Velyan Ognev et ses icônes peintes par le représentant le plus connu de l’école d’art de Bansko, Dimitar Molerov.
Dans la cour de l’église s’élève une tour de 30m de haut (du maître Grigor Doyuv, 1850) avec un clocher et une horloge datant de 1869 et élaborée par Todor Hadziradonov.
Pas à pas, nous découvrons les quartiers touristiques. Et quand je dis "nous", je n'exagère pas puisque Rositsa est très surprise de découvrir certains lieux... et certains comportements tellement atypiques pour une ville bulgare comme les rabatteurs pour les restaurants habillés en tenue traditionnelle, l'un en berger, l'autre en costume régional.
Ils vantent les charmes de leurs restaurants, des Mehana où règne une atmosphère locale dans un cadre de charme, où on peut découvrir la cuisine traditionnelle, déguster des vins bulgares et parfois écouter de la musique folklorique.
Rositsa va regarder attentivement leur menu et décider de continuer notre chemin.
Maintenant nous savons quoi trouver et où, mais ce n'est encore l'heure de manger. Nous verrons donc ça plus tard...
.
.
Dans les rues de Bansko
Vers le centre-ville de Bansko...
Rositsa appelle ensuite Megan et Christen pour leur donner rdv au...
... Dado Pene,
Charmante Mehana aux allures de maison traditionnelle et dont l'intérieur est entièrement construite en bois.
Nos amies sont arrivées ? On y va ! Au menu salades, bierres et eaux minérales... bulgares, bien entendu !
.
.
Notre groupe "Couch Surfing":
Megan, Christen, Rositsa & moi... (mince, j'ai déjà bronzée ? Pas possible ?!)
.
.
.
.
Ouuuuuuuuh la la !
ça, c'est de la déco "nature" !
.
C'est là que finissent les clients qui n'ont pas payé ?
Après le repas, nous avons repris un autre café avec nos american friends avant de rejoindre l'autogare de Bansko pour prendre notre bus pour Sofia...
... et sur notre chemin, nous avons eu une petite surprise en croisant cette voiture: 
.
.
.
.
.
.
Vous ne voyez rien ? Mais si rapprochez-vous !
Bon, allez, je vous aide :
Ah ! Nostalgie quand tu nous tiens !
A l'autogare, dans le vent, nous allons attendre un bon moment avant de voir notre bus arriver, mais après être montées à bord, nous nous sommes endormies ennivrées par l'air de la montagne...
Quelle journée riche en oxygène !
Allez, à demain !
Commentaires
Poster un commentaire
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=249377&pid=4040020
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :




















